Accéder au contenu principal

ARCHIVES

 

C’est le nombre de Présidents français rencontrés par la Reine d’Angleterre Elizabeth II en 70 ans de règne. Soit tous ceux de la IVe République et de la Ve République. C’est à Paris qu’elle avait, encore princesse héritière, effectué son premier voyage hors Grande-Bretagne en 1948, l’occasion de rencontrer le Président Vincent Auriol qui, impressionné par sa maîtrise du français lui aurait confié, lui qui avait un très fort accent toulousain, «quand votre Altesse parle français elle a beaucoup moins d’accent que moi» [Voir vidéo INA ci-dessous]. De 1952 à 2022, elle sera revenue cinq fois en visite officielle (un record) dans l’Hexagone.

So french. Photo AFP (1960)

Happiness is a Warm Gun ♫

Si les relations entre le Royaume-Uni et la France n'ont pas toujours été des plus apaisées, force est de constater que le règne d'Elizabeth II aura été marqué par une grande entente entre les deux nations. Pas perfide, la reine a même fait preuve d'un grand sens de l'humour à notre égard, voire même d'une grande compassion. Preuve en a été donnée lors d'une rencontre entre Elizabeth II et le couple de Gaulle, rapportée par le journaliste Adam Helliker auprès du média Fabulous Digital, en 2019. 

En 1960, le premier Président français de la Ve République, accompagné de son épouse Yvonne, se rend à Londres. Direction le palais de Buckingham où la reine et son époux Philip organisent un royal dîner. Au cours de ces agapes, l'un des invités demande à Yvonne de Gaulle ce qu'elle attend avec le plus d'impatience pour sa future retraite. Yvonne de Gaulle, qui parlait anglais avec à peu près autant de maîtrise que Nabil Fékir, répond : «A penis.» Soit, dans la langue de Molière, «un pénis». Grosse gênance dans l'assistance. Mais, heureusement, Elizabeth II prend les choses en mains. «Ah ! Happiness» [le bonheur, ndlr], rebondit la reine. Ouf, on peut respirer.

Comme le soulignait Gala, cette histoire était l'une des favorites du prince Philip. Difficile cependant d'en vérifier l'authenticité. D'autant que d'autres histoires semblables circulent. En 2008, le romancier américain Gore Vidal avait fait part d'une anecdote similaire à Rambouillet, toujours avec le couple de Gaulle mais sans la reine d'Angleterre, remplacée pour l'occasion par le Premier ministre britannique de l'époque, Harold Macmillan.



Voir aussi :

la reine et les courses hippiques 🐎🐎


Posts les plus consultés de ce blog

ALGÉRIE

  La conquête de l’Algérie, une « nouvelle croisade » Bataille d'Ascalon, 18 novembre 1177, tableau de Charles-Philippe Larivière, 1844 - source : Château de Versailles-WikiCommons   Dès son déclenchement en 1830, la colonisation de l’Algérie est perçue par une certaine frange de la presse monarchiste comme un retour des «  croisés » sur les terres des « infidèles ». Les figures de Louis IX et Richard Cœur-de-Lion sont, sans surprise, mobilisées. La  conquête de l’Algérie  fut une entreprise coloniale d’une violence rare, entraînant, durant sa première phase, entre 1830 et 1848, selon l’historien Jacques Frémeaux, entre 300 000 et 400 000 victimes (sur une population estimée à 3 millions d’habitants), en grande partie civiles.  Pour atténuer cet aspect, en France, elle est surtout présentée à l’époque comme une entreprise glorieuse et chevaleresque héritière des croisades du Moyen Âge. Ce parallèle plaît aussi aux descendants d...

PROMOTION SAINT-CYR AMITIé FRANCO-BRITANNIQUE

  AMITIE FRANCO-BRITANNIQUE (1939 - 1940) Promotion Amitié Franco-Britannique 1939-1940 L'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr « Ils s'intruisent pour vaincre » Les Promotions de l’ÉCOLE SPÉCIALE MILITAIRE de SAINT-CYR Créée par Napoléon BONAPARTE 1 er consul, - loi du 11 floréal AN X (ou 1 er mai 1802) -, l’École Spéciale Impériale Militaire avait été installée au Château de Fontainebleau de juin 1803 à juin 1808. Le 1er juillet 1808, les 655 élèves quittent Fontainebleau à pied, et par étapes entrent à SAINT-CYR le 3 juillet, tambour battant. A Saint-Cyr, elle relève le Prytanée qui fait mouvement sur LA FLÈCHE. Elle y demeurera jusqu’aux jours sombres de juin 1940 ; attachant désormais à son nom, celui de la petite ville où elle a tenu garnison pendant 132 ans. Le 23 juillet 1944, les bâtiments de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr sont détruits par les bombardements alliés. Le retour de la S...

Saint-Tropez

  Bernard Arnault, seigneur de Saint-Tropez  Saint-Tropez n’a plus rien d’un village de pêcheurs. Le luxe a envahi la commune et LVMH y règne en maître. Sous le regard médusé des élus d’opposition, le groupe profite des largesses de la mairie, et inversement.