Accéder au contenu principal

20 septembre 1992, MAASTRICHT

 Maastricht, trente ans après

Aujourd'hui, le traité de Maastricht fête ses 30 ans. Le 20 septembre 1992, les Français approuvaient par référendum ce texte qui transformait la Communauté économique européenne (CEE) en Union européenne. Trois décennies plus tard, nous avons demandé à Jean-Louis Bourlanges et Henri Guaino ce qu'ils pensent des effets de cette transformation européenne sur la France.

 
Jean-Louis Bourlanges. Fabien Clairefond
 

Le président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale revient sur ces trente dernières années de construction européenne, estimant que la guerre en Ukraine va changer la donne, forçant l'UE à se confronter à «ces enjeux de puissance qu'elle avait dédaignés». Pour lui, «l'institution d'une Union authentiquement politique est (...) une affaire de vie ou de mort pour notre vieille Europe». Mais pour être honnête, l'attitude des Européens inquiète Jean-Louis Bourlanges qui les sent «fragiles, désunis et indéterminés». L'inverse de ce dont nous avons besoin pour défendre des valeurs et institutions qui le méritent.

 
Henri Guaino. Fabien Clairefond
 

La construction européenne enthousiasme moins Henri Guaino. Il a participé à l'écriture du retentissant discours de Philippe Seguin en faveur du «non» à Maastricht. L'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy dresse la liste de toutes les conséquences néfastes du traité de 1992, de l'effondrement de l'autorité de l'État, à la crise de la démocratie en passant par la désindustrialisation et la montée des communautarismes. Face au piège de Maastricht qui consiste à dire à chaque crise que «si ça ne fonctionne pas bien c'est parce que l'on n'est pas allé assez loin», Henri Guaino appelle au «retour à la responsabilité politique en rendant à la loi nationale sa primauté dans l'ordre juridique interne».

Posts les plus consultés de ce blog

ALGÉRIE

  La conquête de l’Algérie, une « nouvelle croisade » Bataille d'Ascalon, 18 novembre 1177, tableau de Charles-Philippe Larivière, 1844 - source : Château de Versailles-WikiCommons   Dès son déclenchement en 1830, la colonisation de l’Algérie est perçue par une certaine frange de la presse monarchiste comme un retour des «  croisés » sur les terres des « infidèles ». Les figures de Louis IX et Richard Cœur-de-Lion sont, sans surprise, mobilisées. La  conquête de l’Algérie  fut une entreprise coloniale d’une violence rare, entraînant, durant sa première phase, entre 1830 et 1848, selon l’historien Jacques Frémeaux, entre 300 000 et 400 000 victimes (sur une population estimée à 3 millions d’habitants), en grande partie civiles.  Pour atténuer cet aspect, en France, elle est surtout présentée à l’époque comme une entreprise glorieuse et chevaleresque héritière des croisades du Moyen Âge. Ce parallèle plaît aussi aux descendants d...

PROMOTION SAINT-CYR AMITIé FRANCO-BRITANNIQUE

  AMITIE FRANCO-BRITANNIQUE (1939 - 1940) Promotion Amitié Franco-Britannique 1939-1940 L'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr « Ils s'intruisent pour vaincre » Les Promotions de l’ÉCOLE SPÉCIALE MILITAIRE de SAINT-CYR Créée par Napoléon BONAPARTE 1 er consul, - loi du 11 floréal AN X (ou 1 er mai 1802) -, l’École Spéciale Impériale Militaire avait été installée au Château de Fontainebleau de juin 1803 à juin 1808. Le 1er juillet 1808, les 655 élèves quittent Fontainebleau à pied, et par étapes entrent à SAINT-CYR le 3 juillet, tambour battant. A Saint-Cyr, elle relève le Prytanée qui fait mouvement sur LA FLÈCHE. Elle y demeurera jusqu’aux jours sombres de juin 1940 ; attachant désormais à son nom, celui de la petite ville où elle a tenu garnison pendant 132 ans. Le 23 juillet 1944, les bâtiments de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr sont détruits par les bombardements alliés. Le retour de la S...

Saint-Tropez

  Bernard Arnault, seigneur de Saint-Tropez  Saint-Tropez n’a plus rien d’un village de pêcheurs. Le luxe a envahi la commune et LVMH y règne en maître. Sous le regard médusé des élus d’opposition, le groupe profite des largesses de la mairie, et inversement.