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Affichage des articles associés au libellé HOMMAGE

BON ANNIVERSAIRE JEAN

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  J'ai connu un marin Que la mer a usé Comme ces rochers bruns Qui traînent leurs flancs Aux abords du littoral battu     J'ai connu un marin Que les vents ont séché Comme ces oursins blancs Qui perlent le rivage Et n’ont plus de piquants   J'ai connu un marin Que le sel a rouillé C’est une ancre qui sait La mâchoire des cayes Et le goût de la vase J'ai connu un marin C’est une corde hirsute Chantant la force Et les poids des marées Dans les sennes gonflées Et les courants du sud J'ai connu un marin Que le temps a rongé C’est un aviron blanc Qui rappelle la houle Et l’odeur des casiers J'ai connu un marin Que la mer a taillé C’est un homme rugueux A l’encontre des vents Comme ces récifs bruns Du littoral battu D'après le poème de Raymond Joyeux, poète saintois, « music », Joyeux du cocotier

MAMAN AURAIT EU 99 ANS !

  Marie Thérèse Mudés, qui se fera appeler " Mythé " pendant la guerre  , entre en   Résistance   contre l' occupant nazi   et les   collaborateurs français   dès l'âge de   17 ans , en   Bretagne . Fille de Maria Nicolas et de Fernand Mudés  commandant de la marine marchande.  Puis vient la «  drôle de guerre  ». L'adolescente est alors élève au lycée de  Tréguier La Résistance en Bretagne 1940-1942 Pendant l'été  1940 , les troupes allemandes arrivent  à Bégard et réquisitionnent les maisons. Chez Mythé, on écoute la  voix de Londres  depuis une radio cachée à la cave alors qu'un officier allemand et son ordonnance logent au premier étage... Son père part en juin 40 pour rejoindre l' Angleterre .  En dépit du danger, Mythé  commence à partir de 42 à transporter des messages : « Malgré mon jeune âge, je ne faisais pas ça naïvement. Les exécutions sont arrivées très vite, le con...

À MAMAN

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  MAMAN OÙ QUE TU SOIES, AU REVOIR LÀ- HAUT    💗💓💞💕 Avec tout mon amour et toute ma tendresse Mythé Jolivet était titulaire de la croix du combattant volontaire de la Résistance, de la croix du combattant 39-45, de la croix du combattant avec insigne libération, la croix d'argent du Djebel, mais également de la médaille d'honneur vermeil du Siouvenir Français. Ma mère est dans les cieux, et quelle soit bénie                                                Ma mère était partout la grâce et l’harmonie.                                              Sa belle ombre qui passe à travers tous mes jours,                            Lorsque je vais tomber me relève toujours.  ...
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  Appel du 18-Juin : le général de Gaulle de vive voix L’appel du 18-Juin… Rarement un événement aura suscité autant de livres ou de travaux d’historiens et dégagé aussi peu de certitudes. En partenariat avec l’Institut national de recherche et de coordination acoustique-musique (Ircam) et Ircam Amplify, et encadré par des chercheurs en éthique et des historiens,  Le Monde  a recréé une version audio de ce discours dont il n’existe aucun enregistrement. Un projet qui aide à mieux cerner le fonctionnement et les promesses des technologies de synthèse reposant sur l’intelligence artificielle, et leurs risques. Écouter
  À Tréguier, la cérémonie du bicentenaire d’Ernest Renan, cet « illustre inconnu » ​Mardi, un vent de l’esprit a soufflé sur Tréguier (Côtes-d’Armor), cité natale d’Ernest Renan. Deux siècles après sa naissance, la pensée de l’illustre Trécorrois, « né de parents barbares chez les Cimmériens bons et vertueux… » est toujours d’actualité. OUEST-FRANCE Voir en plein écran Ouest-France Publié le  03/03/2023  à 19h01 Tréguier, « citadelle de l’esprit »​, justifiait tout particulièrement cette distinction, mardi 28 février, lors des cérémonies en l’honneur  du bicentenaire de la naissance d’Ernest Renan, le 28 février 1823. Le matin, Sophie Guermès, présidente du Comité Renan, et Guirec Arhant, maire, ont accueilli les autorités, invitées à une visite privée de la maison natale de  « l’illustre inconnu » ​. Par cette appellation volontairement provocante pour ses adeptes, le professeur d’histoire, Guirec Arhant, profite de...

FRANÇOISE BOURDIN

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  La mort de Françoise Bourdin, une romancière populaire à l’univers singulier Françoise Bourdin est morte le 25 décembre, à l’âge de 70 ans. Sa présence médiatique était inversement proportionnelle au succès de ses œuvres. Françoise Bourdin, autrice de best-sellers : « J’aurais bien aimé être récompensée, ça m’aurait touchée » Avec plus de 15 millions d’exemplaires écoulés depuis ses débuts, la romancière morte à l’âge de 70 ans était l’une des plus grosses vendeuses de livres en France. Elle était pourtant totalement ignorée des critiques et des prix littéraires. Nous vous proposons de relire son portrait publié en 2019. La romancière Françoise Bourdin, dans sa maison, à Vernon (Eure), le 17 juin 2019. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Romancière des familles prospères et des belles maisons, qui ne dérogeait jamais au principe du happy end, Françoise Bourdin n’avait p...

ARAGON

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  Louis Aragon, devant la tombe de sa femme. SETBOUN MICHEL/SIPA 00004757_000031 Il y a quarante ans, un poète français rendait l’âme. L’occasion pour redécouvrir un homme toujours ailleurs. Le 24 décembre 1982, Louis Aragon mourait à Paris, à son domicile de la rue de Varenne, un peu après minuit. L’hommage fut national, ou presque. Le Parti Communiste mit sa photo accompagnée d’un drapeau tricolore à l’entrée de l’immeuble du Colonel Fabien. Les journaux y allèrent de leurs abondantes nécrologies, parfois surprenantes.  Le Figaro  le couvrait ainsi d’éloges tandis que  Libération  n’hésitait pas à railler la vieille folle stalinienne. Finalement, Aragon était un écrivain aimé par la droite (François Nourissier, Jean d’Ormesson), vénéré par les communistes qui enterraient avec lui leur place prépondérante dans le monde intellectuel et moqué par les gauchistes. Aragon était le maître des masques : jamais un écrivain n’aura tenté à ce point de s’expliquer, d...