⬛ Pologne : alerte au missile russe
La Russie persiste dans ses accusations. Après les déclarations de Vladimir Poutine impliquant l’Ukraine dans l’attentat revendiqué par l’État islamique, le directeur du FSB a accusé les pays occidentaux d’avoir facilité l’attaque de Moscou. Malgré l’absence de preuves, les allégations sont contestées par l’Ukraine, la France, l’Italie et la Grande-Bretagne. Le président biélorusse a également semé la confusion en affirmant que les auteurs de l’attaque ont tenté de fuir vers la Biélorussie. Pendant ce temps, les tensions augmentent avec des frappes de missiles en Ukraine, incitant Zelensky à demander un soutien accru de ses alliés occidentaux, tandis que Biden peine à obtenir un soutien financier des Républicains. Moscou aurait une production d’obus trois fois supérieure à celle des États-Unis et de l’Europe. Dans ce contexte, la France se prépare à mobiliser ses ressources militaires et la Pologne envisage des mesures pour contrer les intrusions russes dans son espace aérien.
La conquête de l’Algérie, une « nouvelle croisade » Bataille d'Ascalon, 18 novembre 1177, tableau de Charles-Philippe Larivière, 1844 - source : Château de Versailles-WikiCommons Dès son déclenchement en 1830, la colonisation de l’Algérie est perçue par une certaine frange de la presse monarchiste comme un retour des « croisés » sur les terres des « infidèles ». Les figures de Louis IX et Richard Cœur-de-Lion sont, sans surprise, mobilisées. La conquête de l’Algérie fut une entreprise coloniale d’une violence rare, entraînant, durant sa première phase, entre 1830 et 1848, selon l’historien Jacques Frémeaux, entre 300 000 et 400 000 victimes (sur une population estimée à 3 millions d’habitants), en grande partie civiles. Pour atténuer cet aspect, en France, elle est surtout présentée à l’époque comme une entreprise glorieuse et chevaleresque héritière des croisades du Moyen Âge. Ce parallèle plaît aussi aux descendants d...