Accéder au contenu principal

HOMMAGE

 

Le 23 août 2024, jour de ses 100 ans, elle avait publié le troisième et dernier tome de Madeleine, résistante, ses mémoires de guerre en bande dessinée.

La résistante Madeleine Riffaud est décédée à l'âge de 100 ans, a annoncé mercredi son éditeur Dupuis, confirmant une information du quotidien L'Humanité pour lequel elle fut correspondante de guerre. «Une héroïne s'en est allée. Son legs: tout un siècle de combats», a salué L'Humanité pour qui elle couvrit les guerres d'Algérie et du Vietnam. «Elle était un personnage de roman, à l'existence tramée par la lutte, l'écriture, trois guerres et un amour. Une vie d'une folle intensité, après l'enfance dans les décombres de la Grande guerre, depuis ses premiers pas dans la résistance jusqu'aux maquis du Sud-Vietnam», a souligné le quotidien.

Dieu seul le saitNewsletter

Le dimanche

Religions, laïcité, spiritualité, à retrouver dans la lettre de Jean-Marie Guénois.

Le 23 août 2024, jour de ses 100 ans, Madeleine Riffaud avait publié le troisième tome de Madeleine, résistante (Dupuis), ses mémoires de guerre en bande dessinée, avec Dominique Bertail au dessin, et Jean-David Morvan au scénario. Ce dernier lui a rendu hommage sur Facebook en publiant une photo d'elle, âgée, posant sur un canapé.

Née en 1924 dans la Somme, cette fille unique d'instituteurs rejoint la résistance à 16 ans. Elève sage-femme à Paris, elle devient agent de liaison avec ses compagnons communistes des Francs-tireurs et partisans (FTP) de la faculté de médecine. Elle devient «Rainer» - en hommage au poète allemand Rainer Maria Rilke - pour signifier qu'elle «n'est pas en guerre contre le peuple allemand mais contre les nazis». 

Le massacre d'Oradour-sur-Glane, un village de sa jeunesse décimé en juin 1944, provoque son passage aux armes. Le 23 juillet, elle assassine de deux balles dans la tête un gradé nazi sur le pont de Solférino, à Paris. «Je regrette, d'ailleurs, d'avoir tué cet homme. Tu es là. Tu regardais la Seine. Est-ce qu'on peut être méchant, quand on regarde la Seine? C'était peut-être un type bien. Mais ça... bon, c'est la guerre», disait-elle.

Passer la publicité

 







Posts les plus consultés de ce blog

ALGÉRIE

  La conquête de l’Algérie, une « nouvelle croisade » Bataille d'Ascalon, 18 novembre 1177, tableau de Charles-Philippe Larivière, 1844 - source : Château de Versailles-WikiCommons   Dès son déclenchement en 1830, la colonisation de l’Algérie est perçue par une certaine frange de la presse monarchiste comme un retour des «  croisés » sur les terres des « infidèles ». Les figures de Louis IX et Richard Cœur-de-Lion sont, sans surprise, mobilisées. La  conquête de l’Algérie  fut une entreprise coloniale d’une violence rare, entraînant, durant sa première phase, entre 1830 et 1848, selon l’historien Jacques Frémeaux, entre 300 000 et 400 000 victimes (sur une population estimée à 3 millions d’habitants), en grande partie civiles.  Pour atténuer cet aspect, en France, elle est surtout présentée à l’époque comme une entreprise glorieuse et chevaleresque héritière des croisades du Moyen Âge. Ce parallèle plaît aussi aux descendants d...

PROMOTION SAINT-CYR AMITIé FRANCO-BRITANNIQUE

  AMITIE FRANCO-BRITANNIQUE (1939 - 1940) Promotion Amitié Franco-Britannique 1939-1940 L'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr « Ils s'intruisent pour vaincre » Les Promotions de l’ÉCOLE SPÉCIALE MILITAIRE de SAINT-CYR Créée par Napoléon BONAPARTE 1 er consul, - loi du 11 floréal AN X (ou 1 er mai 1802) -, l’École Spéciale Impériale Militaire avait été installée au Château de Fontainebleau de juin 1803 à juin 1808. Le 1er juillet 1808, les 655 élèves quittent Fontainebleau à pied, et par étapes entrent à SAINT-CYR le 3 juillet, tambour battant. A Saint-Cyr, elle relève le Prytanée qui fait mouvement sur LA FLÈCHE. Elle y demeurera jusqu’aux jours sombres de juin 1940 ; attachant désormais à son nom, celui de la petite ville où elle a tenu garnison pendant 132 ans. Le 23 juillet 1944, les bâtiments de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr sont détruits par les bombardements alliés. Le retour de la S...

Saint-Tropez

  Bernard Arnault, seigneur de Saint-Tropez  Saint-Tropez n’a plus rien d’un village de pêcheurs. Le luxe a envahi la commune et LVMH y règne en maître. Sous le regard médusé des élus d’opposition, le groupe profite des largesses de la mairie, et inversement.