UN PRODUIT DÉRIVÉ...
Il y eut Nelson Mandela : vingt-sept ans de prison pour avoir défié l’apartheid, et en sortir avec une stature de géant moral. Il y eut Luiz Inácio Lula da Silva : dix-neuf mois d’enfermement, fruit d’une véritable persécution politique, avant de revenir plus fort et de redresser un pays. Il y eut José Mujica : quatorze ans de geôle sous la dictature militaire, avant de devenir le président le plus humble — et le plus respecté — du monde. Il y eut Václav Havel : emprisonné pour ses convictions, transformant sa détention en manifeste universel pour la liberté. Tous ces ex ou futurs présidents affrontèrent la prison avec courage, vision et profondeur historique. Et puis il y a Nicolas Sarkozy. Vingt jours à la Santé — pour des affaires judiciaires — puis la libération polie d’un « aménagement de peine ». Vingt jours ! À peine le temps de repérer la cantine, de s’ennuyer un peu, de constater que les murs sont gris… et déjà l’ancien président en tire Le journal d’un prisonnier...