Ce sont 177 de ces hommes qui seront les seuls français à débarquer le 6 juin 1944. -----A la sortie de la guerre, la réorganisation de l'armée française ne met pas en priorité ces unités particulières, fussent-elles glorieuses; mais Kieffer réussit, avant sa démobilisation à créer une école de fusiliers-marins commandos à Siroco. Le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos est dissous en mai 1945, alors qu'entre-temps, le commandant Ponchardier avait mis sur pied en Extrême-Orient le "Commando Parachutiste de l'Aéronautique Navale" ensuite dénommé "Special Air Service Bataillon (SASB)". Celui-ci fut à son tour dissous en septembre 1946 mais, dès mai 1947, la création des commandos Jaubert et François allait jeter les bases du concept de commando-marine tel qu'on le connaît encore aujourd'hui. La mise sur pied du Commando Hubert date quant à elle de décembre 1947. A cette époque, la Marine nationale alignait un total de six commandos, soit les cinq commandos actuels plus le commando François ; celui-ci fut dissous en mai 1953. De 1963 à 1971, les commandos furent transformés en compagnies et la compagnie issue du commando De Montfort fut dissoute puis recréée. Les commandos reprirent leurs dénominations traditionnelles respectives en 1971. > Voir: Les Frères d'Hubert - Jusqu'en juin 1948: Stationnement à la base sous-marine de la Pêcherie, près de Bizerte, en Tunisie. - Juillet 1948 - Novembre 1950: Installation sur la base aéronavale de Hyères, dans le Var. - Avril 1950: Garde d'honneur à Monaco pour le couronnement du prince Rainier III. - Décembre 1950 - Juin 1953: Installation sur la base aéronavale de Cuers, dans le Var. - Janvier 1952: Intervention du Commando Hubert en Tunisie. - Juin 1953: Départ pour Saint-Mandrier, d'abord dans des tentes à la Carraque, puis à bord du croiseur léger Fantasque à partir d'octobre. -- |
La conquête de l’Algérie, une « nouvelle croisade » Bataille d'Ascalon, 18 novembre 1177, tableau de Charles-Philippe Larivière, 1844 - source : Château de Versailles-WikiCommons Dès son déclenchement en 1830, la colonisation de l’Algérie est perçue par une certaine frange de la presse monarchiste comme un retour des « croisés » sur les terres des « infidèles ». Les figures de Louis IX et Richard Cœur-de-Lion sont, sans surprise, mobilisées. La conquête de l’Algérie fut une entreprise coloniale d’une violence rare, entraînant, durant sa première phase, entre 1830 et 1848, selon l’historien Jacques Frémeaux, entre 300 000 et 400 000 victimes (sur une population estimée à 3 millions d’habitants), en grande partie civiles. Pour atténuer cet aspect, en France, elle est surtout présentée à l’époque comme une entreprise glorieuse et chevaleresque héritière des croisades du Moyen Âge. Ce parallèle plaît aussi aux descendants d...