samedi 1 novembre 2025

À TOUS MES BIEN-AIMÉ.E.S DU CIEL

  À TOUS MES BIEN-AIMÉ.E.S DU CIEL


Creaflore 22700 Perros-Guirec 

 Papa, Maman

Mon frère 

Ma sœur 

Mes bien-aimé.e.s du Ciel 🙏



CANNELLE FLEURS 22140 BÉGARD 

Cannelle Fleurs 22140 Bégard 



MAMAN 

 Marie Thérèse Mudés, qui se fera appeler " Mythé " pendant la guerre  , entre en Résistance contre l'occupant nazi et les collaborateurs français dès l'âge de 17 ans, en Bretagne.

Fille de Maria Nicolas et de Fernand Mudés  commandant de la marine marchande. 

Puis vient la « drôle de guerre ». L'adolescente est alors élève au lycée de Tréguier


La Résistance en Bretagne 1940-1942


Pendant l'été 1940, les troupes allemandes arrivent  à Bégard et réquisitionnent les maisons.

Chez Mythé, on écoute la voix de Londres depuis une radio cachée à la cave alors qu'un officier allemand et son ordonnance logent au premier étage...

Son père part en juin 40 pour rejoindre l'Angleterre

En dépit du danger, Mythé  commence à partir de 42 à transporter des messages : « Malgré mon jeune âge, je ne faisais pas ça naïvement. Les exécutions sont arrivées très vite, le contexte était pesant, nous mesurions les risques. »

Elle entreprend de se procurer un Ausweis (laissez-passer) qui lui permet de circuler en zone interdite vers la côte. Glissés dans ses cahiers d'anatomie les plans de défense côtière passent au nez et à la barbe de l'ennemi. Ils sont ensuite acheminés jusqu'aux Alliés, en Angleterre.

D'emblée, elle manifeste, par de « petits actes quotidiens », son refus du diktat des bottes marchant au pas de l'oie. Dans les rues de Bégard, l'adolescente se fait un devoir, lorsqu'elle croise des soldats de la Wehrmacht, d'occuper ostensiblement le trottoir pour les obliger à emprunter la chaussée. Du cran, de la part de cette jeune femme menue aux yeux sombres.


Circulant grâce à son Ausweis (permis) de lycéenne, elle apporte un précieux concours à l'évasion vers la Grande-Bretagne d'aviateurs britanniques, puis à la transmission à Londres d'informations décisives sur les défenses côtières organisées par l'armée allemande. 



 Mais pour moi tu seras à jamais ma maman adorée, mon amour de maman, mon tout. 

 Tu es partie. Ton dernier sourire sur ton si joli visage était le reflet de ton âme, pure, grande. Que tu étais belle maman. 

Mais que tu étais belle ma maman !! 

Sois tranquille, tu seras toujours là. 

  Mon étoile, ma reine, 

ma grande courageuse. 

Sois sereine maman.



mercredi 29 octobre 2025

 

ONU : la France à la table des grands avec de Gaulle

Sujets
  • Le Général Charles De Gaulle (1890-1970) au Mans en 1944
Le Général Charles De Gaulle (1890-1970) au Mans en 1944 Hulton Deutsch / Corbis via Getty Images

Guillaume Perrault et ses invités reviennent dans « Parlez-moi d’histoire » (Le Figaro TV) sur un succès obtenu in extremis par le général de Gaulle entre 1944 et 1945.

Fin août 1944. Des murmures féconds bruissent dans les coulisses de Dumbarton Oaks. Propriété de l’université de Harvard, cette belle villa de Washington accueille une conférence interalliée censée jeter les fondations de ce qui deviendra les Nations unies. Les discussions semblent devoir s’étirer de longues semaines entre les délégations des États-Unis, de l’Union soviétique, du Royaume-Uni et de la Chine de Tchang Kaï-chek. La France, cependant, est absente. En Europe encore en partie occupée, le général de Gaulle s’apprête à célébrer la libération de la capitale. À cette date, ni Roosevelt ni Churchill - et encore moins Staline - ne reconnaissent le gouvernement provisoire de la République française. Il faut agir vite pour sauver la place de la patrie des droits de l’homme dans le concert des nations et reléguer aux oubliettes de l’histoire l’étrange défaite de juin 1940 et l’infamie de la collaboration. Réalisé par Philippe Saada (Israël, merci Moscou), ONU, la bataille de De Gaulle  braque ses projecteurs sur l’âpre travail de reconstruction diplomatique entamé par les libérateurs de la France, entre 1944 et 1945. Et il y avait fort à faire - à commencer par la poursuite et l’achèvement de la guerre. Alors que les Alliés minimisent la part du sang français versé au cours du conflit, de Gaulle tient à ce que la France reçoive sa part de gloire.

L’enjeu est de taille. La mise en place d’un Conseil de sécurité restreint au sein de l’ONU doit permettre au futur organisme international d’éviter l’incurie qui a fatalement paralysé l’ancienne Société des nations. Le droit de veto accordé aux futurs membres du Conseil séduit aussitôt les puissances présentes à Washington. Pour espérer rejoindre le club, la France devait rallier les sceptiques et faire taire les railleries. La condescendance américaine, voire le mépris envers la France s’étaient enracinés au plus haut du gouvernement fédéral. Franklin D. Roosevelt ne tenait guère de Gaulle en grande estime. Dans ses lettres à Churchill, le président américain suggère à plusieurs reprises de rompre avec le chef de la France libre. Autant dire que la France partait de loin.

Passer la publici

La cinquième place au Conseil de sécurité et une zone d’occupation spécifique en Allemagne sont finalement obtenues de haute lutte, en partie grâce à l’esprit de solidarité du Royaume-Uni et à la réorganisation des forces armées françaises. La situation avait changé avec l’engagement plus prononcé des troupes qui font, à partir de l’automne 1944, leurs preuves en Alsace, dans les Vosges puis sur les frontières occidentales du Reich, jusqu’à Stuttgart, ville ravie in extremis aux Américains dans les derniers jours de la guerre en Europe. Mais le bilan est lourd. Plus de 15 000 soldats meurent pour la France entre août 1944 et avril 1945.

Dans la foulée de la diffusion du documentaire, Guillaume Perrault décrypte, dans la discussion de « Parlez-moi d’histoire », les ressorts de cette séquence de diplomatie compétitive. « Roosevelt se méfiait de Gaulle, qu’il voyait comme un putschiste. À la fin de leur première rencontre à Casablanca, il dira à son fils : “C’est sûr, il veut une dictature !” Et il n’en démordra pas », rappelle l’historienne Jenny Raflik (Nantes Université), invitée sur le plateau du Figaro TV. Son confrère Arnaud Teyssier abonde à ses côtés : « La présence de la France au Conseil de sécurité de l’ONU reste la réussite de De Gaulle, car, quand même, ce n’était pas gagné. » Une victoire diplomatique pavée du sacrifice des soldats de la France.

samedi 25 octobre 2025

 Les Antillais ne sont pas des Africains : une identité née du métissage


Affirmer que les Antillais ne sont pas des Africains peut sembler provocateur ou même réducteur si l’on ne comprend pas la complexité de l’identité antillaise. Pourtant, cette affirmation ne nie en rien l’héritage africain — elle invite plutôt à reconnaître la richesse d’une identité plurielle, née de la rencontre, souvent violente, entre plusieurs mondes : l’Afrique, l’Europe, l’Amérique autochtone et l’Inde.


Les peuples de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Dominique, de Sainte-Lucie, de la Barbade, de Saint-Martin, d’Haïti, de Trinidad, de la Jamaïque et d’autres îles antillaises sont le fruit de cette histoire complexe, marquée par la colonisation, l’esclavage et la créolisation.


1. L’héritage africain : fondement et mémoire


Les Antilles doivent une part majeure de leur culture, de leur spiritualité et de leur humanité à l’Afrique. Les ancêtres arrachés des côtes de Guinée, du Congo, du Bénin ou du Sénégal ont transporté dans les cales négrières leurs langues, leurs rythmes, leurs dieux et leur philosophie de la vie. Cet héritage a survécu dans les tambours du gwoka guadeloupéen, du bèlè martiniquais, du vodou haïtien ou encore dans la cuisine à base de manioc, d’igname et de gombo.


Mais cet héritage, bien que fondamental, n’est pas exclusif. Car sur le sol antillais, l’Afrique s’est mêlée à d’autres mondes, donnant naissance à un être culturel nouveau.


2. Les Amérindiens : les premiers habitants et gardiens de la terre


Avant l’arrivée des Européens, les îles des Caraïbes étaient peuplées par les Arawaks, les Caraïbes et les Taïnos, peuples autochtones venus d’Amérique du Sud. Leur présence a profondément marqué le paysage culturel : les mots “ouassous” (crevettes), “hamac”, “cassave” ou “tabou” viennent de leurs langues.


Même après leur quasi-extermination par la colonisation, leur influence demeure dans les plantes médicinales, les techniques de pêche, la vannerie, et surtout dans le rapport spirituel à la nature, que l’on retrouve dans la pensée créole. Ainsi, une part amérindienne habite encore l’Antillais d’aujourd’hui.


3. L’apport indien, européen et levantin : la complexité du sang créole


Au XIXe siècle, après l’abolition de l’esclavage, les colonies ont fait venir des travailleurs sous contrat venus d’Inde. Ces Indiens — notamment à la Guadeloupe, à la Martinique et à Trinidad — ont apporté leurs épices, leur musique, leur cuisine (le colombo en est un exemple) et leurs traditions religieuses hindoues.


Parallèlement, les Européens, principalement Français et Britanniques, ont laissé une empreinte linguistique, religieuse et institutionnelle indélébile : la langue française ou anglaise, le catholicisme, le modèle scolaire, l’architecture coloniale.


À cela s’ajoute une présence souvent méconnue : celle des Syro-Libanais, des Chinois ou encore des Juifs séfarades, installés dans certaines îles dès le XIXe siècle, contribuant à la diversité commerciale et culturelle des Antilles.


4. Une identité nouvelle : le métissage comme matrice


Ainsi, l’Antillais n’est ni seulement Africain, ni seulement Européen, ni seulement Indien ou Amérindien. Il est le fruit d’une alchimie historique unique, une construction identitaire appelée créolisation. Ce processus, décrit par des penseurs comme Édouard Glissant ou Patrick Chamoiseau, repose sur la rencontre, le choc et la fusion d’univers différents, pour donner naissance à un être nouveau : le Créole.


Pour illustrer cette créolisation, on pourrait la comparer à une boisson métaphorique :


 • le chocolat, symbole des origines africaines, riche, profond, et porteur de mémoire ;

 • le lait, représentant les origines européennes, venu adoucir et structurer le mélange ;

 • les glaçons, évoquant les origines amérindiennes, pures, cristallines, venues des premières terres du Nouveau Monde ;

 • et les épices, rappelant les apports indiens, levantins et orientaux, qui parfument, colorent et dynamisent l’ensemble.


Une fois mélangés, ces ingrédients ne se séparent plus : ils deviennent une saveur unique, une harmonie nouvelle.

C’est cela, l’identité antillaise : une saveur issue du mélange, un équilibre né du brassage.


En conclusion : l’Antillais, un être du monde


Dire que les Antillais ne sont pas des Africains ne revient donc pas à renier l’Afrique, mais à reconnaître la spécificité d’une identité créole. Les Antillais de Guadeloupe, de Martinique, d’Haïti, de Trinidad, de la République Dominicaine, de la Dominique, de Sainte-Lucie ou de la Jamaïque sont les descendants d’un mélange d’Africains, d’Amérindiens, d’Européens, d’Indiens et d’autres peuples.


L’Antillais n’est pas un Africain transplanté : il est un être nouveau, forgé dans la douleur et la résilience, qui a su transformer l’esclavage et l’exil en culture et en identité.


Pour démontrer que les Antillais sont un métissage vivant, il suffit de regarder leur langue, leur cuisine, leur musique, leurs croyances, leur manière de rire ou de danser : tout en eux témoigne d’un héritage multiple, tissé d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie.


En cela, l’Antillais n’est pas simplement le fils d’un continent : il est l’enfant du monde créolisé, la preuve vivante que de la rencontre des peuples peut naître une identité nouvelle, belle et universelle.

LA ROUTE DES RATS

  Télévision D urant la Seconde Guerre mondiale, il y a ceux qui ont caché des Juifs, ceux qui ont planqué des collabos et… ceux qui ont p...