vendredi 6 février 2026

 🗞️ Dans son article « J’ai eu l’impression d’être morte-vivante : pourquoi la France abandonne ses malades du Covid long », la journaliste Elsa Margueritat met des visages sur une crise sanitaire majeure, encore largement ignorée.


Est ce que vous aussi personne ne trouve ce que vous avez ? Douleurs neuropathiques (décharges picotements engourdissements) douleurs articulaires musculaires syndrome de tachycardie posturale erythermalgie (brûlures horribles sur tout le corps ) troubles visuels et tous les examens sont normaux on nous dit c’est post infectieux mais ça fait long c’est toujours aussi sévère et des symptômes se rajoutent de mois en mois.. personne ne vous explique et que faire pour aller mieux?


C’est l’histoire de Claire, Alice, Caroline, dont nous découvrons les témoignages au sein de l’article, mais aussi de milliers d’autres personnes dont la vie a basculé après une infection au Covid.


💥 Les données scientifiques sont pourtant claires : 50% des personnes atteintes de Covid long développent une encéphalomyélite myalgique (EM), une maladie systémique invalidante, grave, mais pas rare. Avec pour symptôme cardinal, le malaise post-effort. 


L’article illustre concrètement les conséquences de cette méconnaissance médicale : “Alice en est l’un des visages les plus bruts. Après son crash au travail, elle est orientée vers la psychiatrie. « On m’a donné des antidépresseurs… je me suis laissée guider ». Elle n’a alors ni l’énergie ni les repères pour contester et pendant des mois l’hypothèse psychiatrique domine, malgré l’absence de signes dépressifs. Jusqu’au moment du diagnostic, apparu trop tard : entre-temps, la maladie a progressé. “


🩺 Faute de prise en charge sérieuse et adaptée, les trois témoignages montrent une aggravation de l’état de santé, directement liée à la méconnaissance de l’EM et du Covid long par une partie du corps médical.


Dans un avis rendu le 7 novembre 2023, le Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires (COVARS) alerte : “Les effets de ce décalage français se font déjà sentir. […] Le COVARS alerte sur une psychiatrisation des symptômes et une crise de confiance durable entre patients et soignants. Autrement dit, à mesure que le phénomène s’étend, la médecine française continue de produire de l’errance et des prises en charge inadaptées.”


✊ À cette errance médicale s’ajoute une seconde violence : l’accès aux droits.


“Le COVARS décrit une véritable « stigmatisation institutionnelle », qui entrave l’accès à la protection sociale, en particulier pour les formes sévères. Alice en fait l’expérience la plus crue. Après une succession de refus, « je n’ai donc plus aucun revenu depuis début novembre 2025 ». (...) Caroline, elle, a fini par obtenir une ALD (après quatre demandes), une reconnaissance MDPH à 50 %, puis une invalidité de catégorie 2. Quand le système fonctionne, c’est souvent parce que le patient a les bons relais, pas parce que la prise en charge est pensée pour ces maladies”


Ces constats rejoignent les récits des patients : errance médicale, prises en charge inadaptées, prescriptions délétères, difficultés d’accès à la reconnaissance du handicap, perte de revenus, isolement social.


📌 Lien vers l’article complet (reservé aux abonnés) : https://www.marianne.net/societe/sante/jai-eu-limpression-detre-morte-vivante-pourquoi-covid-long-et-fatigue-chronique-sont-sous-estimes-en-france


Merci à tous ceux ayant pu rendre possible cet article. Ensemble on est plus forts et on va plus loin !

 🗞️ Dans son article « J’ai eu l’impression d’être morte-vivante : pourquoi la France abandonne ses malades du Covid long », la journaliste...