BON ANNIVERSAIRE MAMAN CHÉRIE

  

Marie-Thérèse, Mythé de son nom de code, avait aussi une bicyclette bleue pour passer des messages, dans les poignées, dans la pompe à vélo ou dans ses bottes.

Marie-Thérèse, Mythé de son nom de code, avait aussi une bicyclette bleue pour passer des messages, dans les poignées, dans la pompe à vélo ou dans ses bottes. |




En janvier 2015 le Souvenir français remettait la médaille vermeil à Marie-Thérèse Jolivet. Une décoration qui honorait une nouvelle fois son parcours héroïque. La Résistante perrosienne s'est éteinte dans sa 88e année, sans avoir eu le temps d'être faite Chevalier de la Légion d'honneur.


D'un maquis à l'autre


En juin 1942, résidant à Bégard, Marie-Thérèse Mudés  n'a que 15 ans lorsqu'elle est contactée par la Résistance. Elle accepte immédiatement. Désormais, elle s'appellera Mythé dans la clandestinité. Ses missions sont multiples : secrétaire pour le maquis, elle tape à la machine pour les journaux clandestins locaux. Agent de liaison, elle transmet des tracts et des messages et participe au transport d'armes, d'un maquis à l'autre, en particulier celui de Kerguiniou, à Ploubezre. Elle fait aussi du renseignement et passe son brevet de secouriste afin d'obtenir un « ausweiss » (laissez-passer) et le droit de circuler librement, y compris dans la zone côtière interdite, grâce au petit fanion de La Croix-Rouge. Bien souvent, le guidon ou la pompe de sa bicyclette cachaient des messages pour le maquis. Marie-Thérèse n'a jamais tremblé, y compris lorsqu'elle fut arrêtée par les Allemands. Son aplomb et son jeune âge eurent raison de la méfiance suscitée chez l'occupant. Ses obsèques seront célébrées demain, à 14 h 30, à la chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté.

Marie-Thérèse, Mythé de son nom de code, avait aussi une bicyclette bleue pour passer des messages, dans les poignées, dans la pompe à vélo ou dans ses bottes. Grâce à son statut d'infirmière de la Croix-Rouge, elle avait un ausweis pour faire la jonction entre les réseaux (Blavet) et les maquis (Kerguiniou).

Marie-Thérèse, Mythé de son nom de code, avait aussi une bicyclette bleue pour passer des messages, dans les poignées, dans la pompe à vélo ou dans ses bottes. Grâce à son statut d'infirmière de la Croix-Rouge, elle avait un ausweis pour faire la jonction entre les réseaux (Blavet) et les maquis (Kerguiniou). |


Marie-Thérèse Jolivet-Mudès (connue sous le pseudonyme clandestin de « Mythé ») s'est engagée de manière exceptionnelle dans la Résistance intérieure française en Bretagne. Ses actions majeures comprennent : [1]

Un engagement très précoce
  • Recrutement à 15 ans : En juin 1942, alors qu'elle réside à Bégard, elle est contactée par les réseaux locaux et accepte immédiatement de basculer dans la clandestinité. [1]
  • L'esprit de l'Appel du 18 juin : Animée par une volonté précoce de refuser l'occupation, elle dédie sa jeunesse à la libération du territoire.
Des missions clandestines multiples et risquées
  • Soutien aux maquis : Elle joue un rôle clé dans l'organisation et la logistique de plusieurs maquis locaux des Côtes-d'Armor, en particulier le maquis de Kerguiniou à Ploubezre. []
  • Liaisons et transport : En tant qu'agent de liaison, elle transporte à bicyclette des messages codés, des documents faux et du matériel au nez et à la barbe des troupes allemandes. [1]
  • Hébergement de clandestins : Avec ses proches, elle participe activement à la mise à l'abri et au camouflage d'aviateurs alliés (anglais) et de familles juives pour leur éviter la déportation ou l'exécution. [1]
Reconnaissance et hommages post-guerre
  • Décorations militaires : Ses années de combat lui ont valu la Croix du combattant volontaire de la Résistance, la Croix du combattant 39-45, ainsi que la médaille d’honneur.
  • Postérité locale : Pour honorer son dévouement, la municipalité de Perros-Guirec a officiellement inauguré en 2018 le Square Marie-Thérèse Jolivet à La Clarté. [1, 2, 3]


La principale cérémonie d'hommage public s'est déroulée le samedi 24 mars 2018 à Perros-Guirec, marquée par l'inauguration officielle du Square Marie-Thérèse Jolivet à La Clarté. [1, 2, 3]
Voici les moments forts et les détails de cet événement mémoriel :
Un lieu symbolique rebaptisé
  • L'ancien square des Résistants, situé juste devant le cimetière de La Clarté, a été officiellement renommé pour porter le nom de « Mythé ».
  • Le dévoilement de la plaque commémorative s'est fait en présence des élus locaux, des réseaux d'anciens combattants et de sa famille. [1, 2]
Le déroulement de la cérémonie
  • Prises de parole officielles : Le maire de Perros-Guirec, Erven Léon, ainsi que Michel Guillou (président de la section locale de l’Union Nationale des Combattants - UNC), ont prononcé des discours appuyés célébrant son courage précoce. [1]
  • Le témoignage de sa fille : Barbara Svilarich a pris la parole pour retracer avec émotion le parcours clandestin de sa mère. Elle a rappelé ses souvenirs, la dureté des arrestations de ses camarades de combat, mais aussi son aplomb face à l'occupant. [1, 2, 3]
  • Honneurs militaires et associatifs : La cérémonie s'est faite en présence de nombreuses associations patriotiques locales arborant leurs drapeaux officiels. [1]
Un ancrage pérenne dans les commémorations
Depuis cette inauguration, le square est devenu un haut lieu de mémoire pour la commune. Chaque année, notamment lors de la Cérémonie de la Victoire du 8 mai 1945, le cortège officiel se recueille au monument de la Résistance de la Clarté, situé dans ce square, pour un envoi des couleurs et un dépôt de gerbes. [1, 2]


La remise de la médaille de vermeil du Souvenir français à Marie-Thérèse Jolivet-Mudès a eu lieu le samedi 10 janvier 2015 à Perros-Guirec. [1, 2]
Cette distinction honorifique, l'une des plus hautes décernées par cette association mémorielle nationale, revêt une importance toute particulière dans la vie de la résistante. [1]
Un hommage solennel de son vivant
  • Une reconnaissance tardive mais précieuse : Cette médaille lui a été remise quelques mois seulement avant son décès survenu en juillet 2015, à l'âge de 87 ans. [1, 2]
  • La célébration d'un parcours complet : La distinction est venue saluer à la fois son courage précoce de résistante (engagée dès l'âge de 15 ans sous le nom de « Mythé ») et son dévouement post-guerre pour transmettre la mémoire. [1]
Le rôle de sa fille, Barbara Svilarich
  • C'est sa fille, Barbara, qui s'est personnellement chargée d'annoncer avec fierté l'attribution de cette médaille de vermeil.
  • Elle a partagé publiquement l'émotion de voir sa mère ainsi honorée au niveau national par le comité du Souvenir français, une institution dédiée à la préservation de la mémoire des combattants. [1, 2, 4]
Une distinction au milieu d'un riche palmarès militaire
La médaille de vermeil du Souvenir français est venue clore une longue liste de décorations officielles obtenues par Marie-Thérèse Jolivet pour ses faits d'armes, parmi lesquelles : [1]
  • La Croix du combattant volontaire de la Résistance.
  • La Croix du combattant 1939-1945.
  • La Médaille d'honneur. [1, 2]
Bien qu'elle se soit éteinte en 2015 avant d'avoir pu recevoir la Légion d'honneur, cette cérémonie de janvier 2015 reste le dernier grand hommage public rendu à sa bravoure de son vivant. [1, 2]

Marie-Thérèse Jolivet, née Mudés et surnommée Mythé dans la clandestinité, a eu un parcours de Résistante et de figure patriotique majeure dans le Trégor, au sein du département des Côtes-d'Armor. [1, 2]
L'engagement précoce dans la Résistance (1942-1944)
  • Recrutement adolescent : En juin 1942, alors qu'elle réside à Bégard et qu'elle n'est âgée que de 15 ans, elle est contactée par les réseaux de la Résistance locale et s'engage immédiatement. [1]
  • Missions à haut risque : Sous le pseudonyme de Mythé, elle transporte des messages secrets, assure des liaisons et participe activement au ravitaillement. [1, 2]
  • Protection des persécutés : Sa famille se mobilise à ses côtés à Perros-Guirec pour cacher des agents, des aviateurs alliés britanniques ainsi que des familles juives. [1]
  • Soutien aux maquis : Elle s'investit directement dans le soutien logistique et le fonctionnement de plusieurs maquis du secteur, en particulier le maquis de Kerguiniou, situé sur la commune de Ploubezre. [1]
L'après-guerre et la mémoire patriotique
  • Engagement associatif : Après la Libération, elle épouse Louis Jolivet (un lieutenant de Saint-Cyr ayant passé la guerre en détention). Elle consacre ensuite le reste de sa vie à faire vivre la mémoire de ses camarades à travers les associations de combattants et le Souvenir Français. [1, 2, 4]
  • Pluie de distinctions : Son courage lui vaut de nombreuses décorations nationales, parmi lesquelles :
    • La croix de Combattant volontaire de la Résistance.
    • La croix du Combattant 39-45.
    • La croix du Combattant avec agrafe Libération.
    • La médaille du Djebel (UNC-AFN). [, 2]
Postérité et hommages dans les Côtes-d'Armor
Marie-Thérèse Jolivet s'est éteinte en juillet 2015 dans sa 88e année à Perros-Guirec. Pour honorer définitivement son action de combattante de l'ombre, la municipalité perrosienne a inauguré en mars 2018 le Square Marie-Thérèse Jolivet (anciennement square des Résistants), situé juste devant le cimetière du quartier de La Clarté. [1, 2, 3, 4]
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les femmes mineures et adolescentes ont constitué une force clandestine essentielle, agissant souvent comme l'ossature invisible des réseaux de la Résistance intérieure française. Engagées parfois dès l'âge de 12 à 15 ans, elles bénéficiaient d'un avantage stratégique majeur : leur jeune âge et les préjugés sexistes de l'époque les rendaient insoupçonnables aux yeux des troupes allemandes. [1, 2, 3, 4, 5]
Leur implication s'est structurée autour de rôles particulièrement exposés : [1]
1. Les agentes de liaison par excellence
  • Le transport de matériel sensible : À bicyclette ou en train, les adolescentes transportaient des messages codés, des tracts politiques, de faux papiers, et parfois des armes ou des pièces de radio cachées dans leurs cartables ou paniers. [1, 2]
  • L'absence de suspicion : Habillées en écolières ou en jeunes filles de bonne famille, elles passaient les barrages et les contrôles d'identité beaucoup plus facilement que les hommes adultes, la police allemande n'imaginant pas qu'une mineure puisse mener des actions politiques ou militaires. [1, 2]
2. Le soutien logistique et l'intendance des maquis
  • Le ravitaillement : Elles collectaient la nourriture et les vêtements auprès des populations civiles pour approvisionner les combattants cachés dans les forêts. [1, 2]
  • L'hébergement et le camouflage : À l'image de Marie-Thérèse Jolivet, beaucoup participaient au sein de leur cellule familiale à cacher des aviateurs alliés abattus ou des familles juives recherchées. [1]
3. La propagande et le recrutement des jeunes
  • La presse clandestine : Les jeunes filles étaient très actives dans la dactylographie, l'impression nocturne et la distribution à la volée de journaux interdits ou de tracts patriotiques.
  • La mobilisation de la jeunesse : Elles servaient de passerelles pour recruter d'autres jeunes camarades de confiance au lycée ou à l'université, notamment via des mouvements de jeunesse. [1, 2, 3, 4, 5]
Un double statut de minorité civile
À l'époque, la situation juridique de ces jeunes filles était doublement complexe :
  • Pas de majorité civile : La majorité en France était fixée à 21 ans.
  • Pas de droit de vote : Les femmes n'avaient aucun droit politique (qu'elles obtiendront en 1944). [1, 2, 3]
Malgré ce statut de citoyennes de seconde zone, elles risquaient exactement les mêmes peines que les hommes adultes en cas de capture : la torture par la Gestapo, l'exécution ou la déportation vers des camps de concentration comme Ravensbrück. [1, 2]

Marie-Thérèse est la fille du Commandant Fernand Mudés
Le commandant Fernand Mudès est un capitaine de la Marine marchande originaire de Bégard (Côtes-d'Armor), célèbre pour son acte de bravoure et de résistance au début de la Seconde Guerre mondiale.
Avant même l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, il refuse la capitulation face à l'occupation allemande. Il décide de soustraire son navire, Le Phryné, à l'ennemi pour rejoindre l'Angleterre et poursuivre le combat aux côtés des Alliés. Par ce geste, il devient l'un des tout premiers marins de la Marine marchande à rallier les forces de la France libre.
Il est également le père de Marie-Thérèse Jolivet (surnommée « Mythé »), qui s'est elle-même illustrée comme une figure majeure de la Résistance locale dans les Côtes-du-Nord en rejoignant un réseau clandestin.



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