«Je m’appelle Prisca Thevenot. (...) Mais je m’appelle aussi Prisca Balasoobramanen. Je suis la fille de deux immigrés qui m’ont appris l’amour de la France, le respect de notre République et le choix du silence face aux polémiques. Je suis la preuve qu’on peut être binationale et profondément patriote française», a-t-elle renchéri. Un discours qui fait écho à celui de l’ex-ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, lors de sa passation de pouvoirs avec Bruno Retailleau, plus tôt dans la journée. «Je m’appelle Gérald Moussa Jean Darmanin. Mon père voulait écrire Moussa Darmanin, du nom de mon grand-père tirailleur algérien qui avait servi la France. Il est assez évident que si je m’étais appelé Moussa Darmanin, je n’aurais pas été élu maire et député et sans doute je n’aurais pas été nommé ministre de l’Intérieur du premier coup»
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ALGÉRIE
La conquête de l’Algérie, une « nouvelle croisade » Bataille d'Ascalon, 18 novembre 1177, tableau de Charles-Philippe Larivière, 1844 - source : Château de Versailles-WikiCommons Dès son déclenchement en 1830, la colonisation de l’Algérie est perçue par une certaine frange de la presse monarchiste comme un retour des « croisés » sur les terres des « infidèles ». Les figures de Louis IX et Richard Cœur-de-Lion sont, sans surprise, mobilisées. La conquête de l’Algérie fut une entreprise coloniale d’une violence rare, entraînant, durant sa première phase, entre 1830 et 1848, selon l’historien Jacques Frémeaux, entre 300 000 et 400 000 victimes (sur une population estimée à 3 millions d’habitants), en grande partie civiles. Pour atténuer cet aspect, en France, elle est surtout présentée à l’époque comme une entreprise glorieuse et chevaleresque héritière des croisades du Moyen Âge. Ce parallèle plaît aussi aux descendants d...
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