vendredi 9 janvier 2026

 “David Bowie, naissance d’une légende” : des années de galères à l’éclosion


De ses débuts amateurs à son avènement glam rock en 1973, David Bowie va connaître sa part d'échecs et de flops. Mais confiant en son talent et porté par une époque effervescente et pop, il va réussir sa mutation en multipliant les identités et en poussant le rock dans ses retranchements. Dès son enfance dans une banlieue londonienne, il n'a qu'une idée : partir, changer de dimension et de personnalité. En 1962, le jeune mod rejoint ou crée des groupes qu'il vampirise par son charisme, sans succès. Mais son écriture, elle, commence à faire la différence : il est l'un des premiers à évoquer son vécu ou à parler du point de vue d'un enfant. En 1969, son single "Space Oddity" le place en orbite.


En 1965, un inconnu du nom de David Bowie passe une audition à la BBC avec les Lower Third. Si le dandy anglais se rêve en pop star, le verdict tombe : « Ce groupe n’a rien qui retienne l’attention. Le chanteur est amateur, se trompe de notes et chante faux. » Ha, ha, ha ! Quelle ironie ! Deux ans après David Bowie, les cinq dernières années, tourné au crépuscule de ses mille vies, le Britannique Francis Whately boucle la boucle avec David avant Bowie. Ce portrait échevelé se concentre sur ses années de galère… avant la consécration, en 1972, sous les traits extraterrestres de Ziggy Stardust.



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Télévision

Ce soir à la télé : notre sélection du vendredi 9 janvier
Pour une fin de semaine devant la télévision,  un beau documentaire sur Bowie .

r.

Constellé d’archives solaires animées comme des diapos vintage, le film revient brillamment aux origines du mythe. Celui d’un enfant de Brixton mal-aimé (« Je n’étais pas très heureux. Mes parents m’embrassaient rarement. J’ai toujours été en manque d’affection »), mais au charisme fou et à l’ambition démesurée, qui, très tôt, a choisi de se transcender (« La passion qui anime les gens un peu curieux d’eux-mêmes est de s’échapper, de fuir pour essayer de découvrir qui ils sont »). Pour se trouver et se démultiplier, l’étoile en devenir touche à tout : mime, danse, théâtre, mode… À travers le témoignage vibrant de ses proches (le batteur Phil Lancaster, la ballerine Hermione Farthingale, qui lui brisa le cœur, sa cousine Kristina Amadeus…), Francis Whately dépeint la lente métamorphose de David Robert Jones en icône de la pop culture. Un artiste total, en perpétuelle mutation.
De ses débuts amateurs à son avènement glam rock en 1973, David Bowie va connaître sa part d'échecs et de flops. Mais confiant en son talent et porté par une époque effervescente et pop, il va réussir sa mutation en multipliant les identités et en poussant le rock dans ses retranchements. Dès son enfance dans une banlieue londonienne, il n'a qu'une idée : partir, changer de dimension et de personnalité. En 1962, le jeune mod rejoint ou crée des groupes qu'il vampirise par son charisme, sans succès. Mais son écriture, elle, commence à faire la différence : il est l'un des premiers à évoquer son vécu ou à parler du point de vue d'un enfant. En 1969, son single "Space Oddity" le place en orbite.
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DAVID BOWIE ÉTERNEL

 http://beaucommebowie.blogspot.com/

Sorti le 8 janvier 2016, deux jours avant le décès de la star, son dernier album était accompagné de ce ce clip. Une vidéo dans laquelle on voyait le chanteur allongé sur un lit d'hopital. "David m'a dit qu'il voulait 'une vidéo simple'. Comme la chanson s'appelait "Lazarus", je lui ai dit qu'il devait être dans un lit. Pour moi, ce titre évoquait quelque chose de biblique mais absolument pas la maladie", raconte le réalisateur. Dans ce documentaire, on apprend également que Bowie appris que son cancer était en phase terminale seulement trois mois avant sa mort, en d'autres termes, à la fin du tournage du clip "Lazarus".

David Bowie : Dernier acte




Synopsis

Voulant documenter les dernières années de David Bowie, disparu brutalement en janvier 2016, le réalisateur Jonathan Stiasny s'est finalement intéressé aux plus flamboyants avatars du maître, de Ziggy Stardust à l'album "Let's Dance", qui fit de lui une popstar. Le film entre surtout dans le processus créatif de l'artiste, soulignant sa manière unique d'intégrer l'époque dans chacune de ses incarnations. Qu'il assiste à la "guerre des étoiles" entre Russes et Américains, découvre la société américaine, assiste aux révolutions du bloc soviétique ou découvre avec enthousiasme l'arrivée d'Internet, Bowie observe, comprend et intègre le zeitgeist ("l'esprit du temps") dans sa musique depuis toujours.

vendredi 2 janvier 2026

HOMMAGE

 DOSSIER

«Petite chérie de la Côte d’Azur», Brigitte Bardot racontée en archives à Nice

Décès de Brigitte Bardot: les hommages des différentes personnalités politiques

Une exposition, mêlant son destin à celui de Michèle Mercier et Mylène Demongeot, retrace la carrière cinématographique et la vie privée de la dernière icône française, à travers photos d’archives et effets personnels.

Alignée au côté d’un porte-clefs et d’un scénario, une petite ballerine rouge, motif vichy où sont, entre les cases blanches, parfois dessinés quelques cœurs, repose derrière une vitrine, sous les clichés du film Et Dieu... créa la Femme. À l’intérieur du soulier, l’écriture fine et bouclée, mille fois reconnaissable, trace à l’encre bleue le nom de sa propriétaire : Brigitte Bardot. «Oh, mais j’avais les mêmes, exactement les mêmes, en bleu», s’émeut Claudette en retirant ses lunettes de soleil. Ce mardi 30 décembre, l’exposition niçoise consacrée aux «petites chéries de la Côte d’Azur : Mylène Demongeot, Michèle Mercier et Brigitte Bardot» ouvrait exceptionnellement ses portes, deux jours après le décès de cette dernière à 91 ans.

Derrière les verres fumés de l’octogénaire, les mêmes yeux de l’adolescente autrefois fan de B.B. s’animent et pétillent rien qu’à l’évocation des célèbres initiales. «De 1958 à 1962, j’ai été une fan inconditionnelle», se souvient-elle avec un large sourire. «On était un groupe de quatre copines, on allait tout le temps la voir au cinéma ! Ce n’était pas le film qu’on regardait, c’était Brigitte, bien sûr ! Ses tenues, ses manières, ses façons de faire... On voulait lui ressembler, l’imiter», éclate-t-elle de rire. Et de lister les robes vichy, les ballerines Repetto et les crêpages de cheveux «avec de l’eau et du sucre, pour pouvoir faire des coiffures hautes comme elle»«Et puis, Bardot était partie de chez elle très jeune. C’était impensable à l’époque , on la voyait comme un modèle».

Photos dédicacées, affiches, affaires personnelles

«Modèle», le terme revient dans toutes les bouches, tout au long de cette exposition pensée comme une rétrospective de la carrière des trois actrices, mais qui revêt depuis dimanche 28 décembre, une connotation particulière pour la star du Mépris et tant d’autres films. Ce jour-là, les entrées ont d’ailleurs doublé, comptabilisant six cents personnes. Affiches de films, photographies de tournage dédicacées, affaires personnelles, costumes de film et autres objets de collection ont été inaugurés une dizaine de jours auparavant, à l’initiative du département des Alpes-Maritimes qui a mis à disposition - gratuitement - son espace culturel Port-Lympia.

L’exposition, ouverte jusqu’au 12 avril 2026, est gratuite. L.T. / Le Figaro

Aux manettes, le mondain Henry-Jean Servat, ancien journaliste, auteur et éternel ami des stars, «dont trente-huit ans aux côtés de Brigitte»«Il fallait trouver une façon de lui rendre hommage, lui faire faire un dernier bal, une dernière révérence», explique doucement celui qui a rencontré l’icône «en 1987 pour une interview, et ça a été un coup de foudre amical»«On s’est très bien entendus. Et puis je l’ai revue, interviewée des dizaines de fois, je suis allé chez elle, à Saint-Tropez . Après, elle m’a accueilli à la Madrague et on a fini par faire des actions de commandos pour sauver des animaux ensemble», liste-t-il dans une émotion toujours mêlée d’admiration. L’immense majorité des pièces exposées proviennent de sa collection personnelle, «y compris des portraits Harcourt mais je n’ai pas pu mettre tout ce que j’avais sur elle», admet-il presque à regret.

«Tout le monde la connaît»

À l’entrée de la première salle, une affiche des studios de la Victorine, signée à son attention. Puis, une archive de la télévision française relatant le passage au festival de Cannes de Brigitte Bardot fascine tous ceux qui passent devant le petit écran, puis s’y arrêtent. «J’ai grandi en Russie, à l’époque où c’était encore l’Union soviétique», raconte Valeria. «Vu de là-bas, elle représentait l’eldorado français, c’était une ouverture sur la culture, une nouvelle forme de cinéma et d’autres façons de penser», songe-t-elle. «Bien sûr qu’en Russie ou ailleurs tout le monde la connaissait ! Les réseaux sociaux ne parlent que de ça».

Au fond, la voix mutine et inimitable résonne, alors que l’extrait de L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise, son dernier film, tourne en boucle devant un portrait de l’actrice enlaçant son chien. «Une grande gueule»«un sacré caractère» et «une liberté de ton», se répète-t-on au fil de la visite. Sans oublier «sa contribution pour la cause animale . Il y a eu un avant et un après. Ne serait-ce que pour les manteaux de fourrure. C’est impensable d’en porter aujourd’hui», reconnaît Georus, venu avec son épouse faire «une visite clin d’œil» à B.B.

Livre d’or en hommage à Brigitte Bardot

À l’étage, les destinées de ses «deux copines»Michèle Mercier et Mylène Demongeot«Elles ont pratiquement le même âge, le même genre de physique, elles se connaissaient», témoigne Henry-Jean Servat. «J’ai voulu montrer beaucoup de choses avec mes archives personnelles et, à travers, l’affection qu’elles avaient pour leur public mais aussi leur relation indissociable avec la Côte d’Azur», décrit l’ancien conseiller municipal en charge de la Protection animale et du Cinéma de 2020 à 2023, à Nice.

Lui espère désormais exporter son exposition au Grand Palais en l’axant sur Brigitte Bardot. «Elle avait quelque chose de plus que les autres», réaffirme Claudette en hochant la tête devant une affiche du film de Roger Vadim«Quelque chose que les autres, même plus jeunes, plus fines, n’avaient pas». Sur le livre d’or disposé à l’entrée, les témoignages noircissent peu à peu les premières pages, retraçant tantôt des souvenirs - «J’ai eu la chance de vous rencontrer» - tantôt des ressentis personnels - «Mon héroïne», «mon idole» peut-on y lire. Ou simplement les mots «Merci Madame Bardot».

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6 commentaires
  • 2389353 Le Pragmatique

    le 

    La manie française qui consiste à "déblatérer" sur tout ce qui est mis en lumière nous semble inutile et improductif.
    Elle était la vitrine de la France à l'étranger. On l'adulait. Sur le plan de la popularité elle permettait à nos exportateurs de tous genres d'avoir des atouts lors de leurs actions professionnelles. Merci BB.

  • FRANCOISE TARD

    le 

    et si c’était vraiment Dieu qui l’avait créée…???Une beauté …. divine !

  • anonyme

    le 

    Pourquoi avoir retiré les commentaires négatifs ?

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