samedi 29 mars 2025

 

<strong>Le meilleur des mondes.</strong> Aldous Huxley le redoutait, quelques scénaristes d’Hollywood en rêvaient, les Chinois l’ont fait. À Shanghaï, humains et robots effectuent désormais ensemble des missions de surveillance et de maintien de l’ordre. Et ces policiers, déployés pendant le Grand Prix de Chine de Formule 1, le 23 mars dernier, sont là pour le prouver. Si les robots humanoïdes – comme celui présenté au garde-à-vous devant ce peloton d’hommes et de femmes triés sur le volet – sont encore pour le moment très limités dans leurs mouvements, les cyberchiens, eux, sont déjà très largement utilisés. Commandés à distance et modulables, ils sont capables d’emporter des armes létales et de faire face à de nombreuses menaces. Même si ce n’est qu’un coup de communication, l’image dérange et interroge l’avenir.
Le meilleur des mondes. Aldous Huxley le redoutait, quelques scénaristes d’Hollywood en rêvaient, les Chinois l’ont fait. À Shanghaï, humains et robots effectuent désormais ensemble des missions de surveillance et de maintien de l’ordre. Et ces policiers, déployés pendant le Grand Prix de Chine de Formule 1, le 23 mars dernier, sont là pour le prouver. Si les robots humanoïdes – comme celui présenté au garde-à-vous devant ce peloton d’hommes et de femmes triés sur le volet – sont encore pour le moment très limités dans leurs mouvements, les cyberchiens, eux, sont déjà très largement utilisés. Commandés à distance et modulables, ils sont capables d’emporter des armes létales et de faire face à de nombreuses menaces. Même si ce n’est qu’un coup de communication, l’image dérange et interroge l’avenir.  JADE GAO / AFP

 

Restons encore quelques instants dans le domaine de la vie publique. Nous publions en exclusivité les extraits d’un ouvrage du journaliste Olivier Calon, intitulé Les privilégiés de la République ! (Éditions de l’Opportun). Dans une enquête sans concessions, l’auteur dresse l’inventaire des privilèges dont bénéficient certaines professions protégées ou appartenant à la sphère publique. Salariés de la Banque de France, cheminots de la SNCF, fonctionnaires du Parlement, intermittents du spectacle, aiguilleurs du ciel, électriciens-gaziers, armateurs, etc. C’est, au choix, du Alfred Jarry dans le texte (l’auteur d’Ubu roi) ou un inventaire à la Prévert. Le coût annuel de ces avantages prétendument acquis serait de l’ordre de 23 milliards d’euros. Autant de pistes d’économies pour le gouvernement s’il avait le courage d’affronter les bataillons de la fonction publique plutôt que de céder une fois de plus à la tentation d’augmenter la pression fiscale sur les contribuables français qui sont déjà les plus taxés des pays occidentaux.
Travailler à la Banque de France offre de nombreux avantages.
Travailler à la Banque de France offre de nombreux avantages

JEAN-MARIE ROUART

 

Jean-Marie Rouart.
Jean-Marie Rouart.  Serge Picard pour le Figaro Magazine
Autre grand entretien qui figure au sommaire de ce numéro : l’interview, réalisée par Alexandre Devecchio, de Jean-Marie Rouart, auteur d’un curieux livre, mi-pamphlet mi-pièce de théâtre, intitulé Drôle de justice (Albin Michel), dans lequel l’académicien s’en prend aux magistrats du siège. Sa charge est féroce et elle porte des coups puissants et précis à cette corporation qui, dans de nombreux cas, fait primer l’idéologie sur la justice – raison pour laquelle les enquêtes d’opinion montrent avec une infaillible régularité que les Français ne font plus confiance à l’institution judiciaire. Une justice à laquelle on a longtemps pu faire le reproche de protéger systématiquement la société au détriment de l’individu – et qui paraît aujourd’hui vouloir défaire cette société en accordant sans cesse aux individus de nouveaux droits baroques et échevelés.
« Le principal reproche que je ferais à certains juges d’aujourd’hui, c’est de se croire infaillibles, dit l’auteur de Omar : la Construction d’un coupable, livre fameux sur l’affaire Omar Raddad. Ce sentiment de toute-puissance émane de ce que personne ne juge les juges. Ce qui est malsain. Et quand ils se jugent entre eux, ils se montrent particulièrement accommodants. On aimerait être jugé avec l’indulgence qu’ils se manifestent entre eux. Tout contribue pour qu’ils s’érigent en caste et se croient détenteurs d’une vérité, que personne n’est en mesure de leur contester. » Imparable. Question : quelle est aujourd’hui la légitimité des juges qui, à la différence des politiques, ne sont pas élus ? Réponse : être passé par l’École nationale de la Magistrature, où prospèrent les idées du Syndicat de la Magistrature, rendu tristement célèbre par son « mur des cons ».

LES STACKS OU L'UTILITÉ DE L'INUTILE.,

 

retenir :
 
 
Il y a encore des mondes inconnus à défricher.
 
Sylvain Tesson, auteur des «Piliers de la mer» (Albin Michel)
Stacks de dolérite en Tasmanie (Australie).
Stacks de dolérite en Tasmanie
SYLVAIN TESSON 
Parce qu’il est un phénomène dans plusieurs sens du terme – écrivain aux semelles de vent, moraliste à l’occasion, alpiniste chevronné, sans cesse à la recherche de nouvelles cimes à escalader, qu’elles soient géologiques ou qu’elles procèdent de l’esprit –, nous avons souhaité consacrer cette semaine notre sujet de couverture à Sylvain Tesson. Cela tombe bien : l’auteur de La Panthère des neiges est un vieil ami de la maison – et pas seulement parce que son père a tenu la chronique théâtrale du Figaro Magazine pendant plusieurs décennies. Sylvain Tesson aime l’équipe du Fig Mag, où il cultive de nombreuses amitiés, et c’est ainsi. C’est beaucoup.

  À lire aussi   Les opérations de la Seconde Guerre mondiale en 100 cartes, de Jean Lopez: une nouvelle approche des conflits