« MAY DAY! MAY DAY! ICI CTM ONE… » Quelque part au-dessus de la mer des Caraïbes, un gros porteur institutionnel vient de faire clignoter tous ses voyants rouges. À bord : la CTM. Destination : on ne sait plus très bien. Altitude financière : en chute libre. Et dans le cockpit, pendant que l’alarme hurle « DETTE ! DETTE ! DETTE ! », quelqu’un cherche encore le bouton « communication ». May Day! May Day! Nou ka désann! La Chambre Régionale des Comptes vient de déposer sur la table un rapport qui a la délicatesse d’un parpaing lancé dans une véranda. Entre 2021 et 2024, les produits de gestion progressent en moyenne de 1,2% par an. Les charges, elles, cavalent à 2,1%. L’autofinancement se ratatine et la dette s’approche dangereusement du milliard. La CRC parle d’une situation financière « en nette dégradation ». Traduction pour nous autres – bann tèbè, malmouton – qui n’avons pas fait Sciences Po option « enfumage budgétaire » : plus ça rentre, plus ça sort encore plus vite. Voilà. ...